Pour commander le magazine complet, cliquez sur le lien suivant :
N°39 - De l'intelligence émotionnelle à l'Amour
La gratitude
Coline d'Aubret
Obligation d’agir
Le premier endroit où nous pouvons (devons) changer le monde : en nous-même. En même temps, chacun d’entre nous peut agir à un endroit ou à un autre, et là où nous pouvons agir, là où nous voyons qu’il est possible d’agir, il nous faut agir. Dès que vous voyez que quelque chose peut être fait pour améliorer une situation, vous ne pouvez pas rester passif. Si vous ne voyez pas, c’est le karma de l’ignorance qui est à l’œuvre, et hélas pour vous, il porte aussi ses conséquences. On ne peut pas détourner les yeux, comme font la plupart des gens, ou se désintéresser de la situation qu’on a remarquée : dès qu’on voit, il existe un devoir d’action.
Mais à partir d’une émotion juste
Mais l’action à partir de quoi ? Certainement pas à partir d’une émotion négative ! L’action se fait à partir de la prise d’informations juste - ce que vous voyez - et de votre compréhension, pour entrer, sans émotion négative, dans la pratique. De cette pratique va naître l’émotion juste. A une condition : que votre cœur ne soit pas empli d’émotions négatives. Sinon, votre action pour aider le monde ou les autres en sera entachée, et l’effet final sera davantage de souffrance encore, même lorsque votre intention est d’aider. D’où la nécessité, avant d’entreprendre une action juste, de devenir un peu plus juste soi-même ; avant d’entreprendre une action bonne, de devenir meilleur, c’est-à-dire de ne pas alimenter l’action, aussi bonne soit-elle, par des émotions négatives, sinon celles-ci finiront par prendre le dessus. Toutes les révolutions du monde ont abouti à ce résultat alors qu’au départ, aucune n’était partie d’un mauvais sentiment, et le monde n’a guère changé, au contraire : tout se dégrade davantage encore.
Il s’agit donc d’éviter d’agir à partir des émotions négatives, et le travail sur les émotions négatives implique trois éléments précis : les observer en soi, les observer dans ceux qui nous entourent, observer leur action dans le monde. Nous pouvons alors nous faire une idée beaucoup plus juste de la réalité de ces émotions et de leurs conséquences catastrophiques et douloureuses, pour nous évidemment, mais surtout pour ceux qui souffrent bien plus que nous.