Les esprits du rythme

2,00 EUR
 
- Les esprits du rythme
Imprimer
N° d’identication : 37.10
livraison: 1 semaine
recommander à un ami
facebook
Liste de souhaits

Pour commander le magazine complet, cliquez sur le lien suivant :

N°37 - Décidez de votre vie



Les esprits du rythme

Carl F. Hessin

Installer dans sa vie des rythmes pour augmenter sa force d’action

“Le rythme donne de la force parce qu’il apporte une cadence, la force se perd dans le chaos… Je pense que le temps qu’on consacre aux choses peut être réduit au moins de moitié dès qu’on change d’état d’esprit. Il peut encore être réduit de moitié lorsqu’on connaît d’autres ingrédients comme le rythme, l’amour, la motivation ou la conscience qu’on introduit dans ce qu’on fait. Ceci ne veut pas dire qu’il faille ensuite multiplier les activités : lorsqu’on arrive à réduire le temps nécessaire pour faire ce qu’on a à faire, il s’agit de consacrer le temps ainsi gagné à une activité de nature supérieure, l’intelligence la plus intéressante étant celle qui alterne l’action et le repos, toutes les formes de repos. La réelle intelligence, c’est même de savoir à quel moment il faut se reposer.” (Idris Lahore)

Force de nos pensées et émotions

Il y a quelques dizaines d’années, les physiciens quantiques ont mis en évidence, de façon théorique au départ, puis de façon expérimentale, l’importance de l’intention dans la réalisation d’un processus, quel qu’il soit. En cela, ils n’ont fait que confirmer ce que les sages affirmaient déjà de tout temps : le champ de nos pensées et encore davantage de nos émotions (enthousiasme, peur, etc.) est capable d’attirer ce qui nous arrive. Une remarque importante ici est qu’il s’agit principalement des pensées et émotions que nous entretenons, et non de pensées qui nous traversent l’esprit, ou d’émotions fugaces. L’élément de régularité, de rythme est donc une composante importante de ce processus, et je vais essayer de donner quelques éléments permettant de saisir davantage l’importance des rythmes dans le succès des entreprises humaines, des plus ordinaires aux plus élevées.

Les exemples démontrant dans la vie courante comment nos pensées ou émotions récurrentes peuvent influencer les événements de notre vie, ne manquent pas. J’ai à l’esprit l’expérience de ce collègue provincial qui, lors de ses très rares déplacements à Paris, avait très peur d’être agressé dans le métro. Deux fois de suite, ce qu’il redoutait lui est arrivé : en fin de soirée, il a rencontré dans les couloirs du métro parisien, par deux fois, des bandes de jeunes qui l’ont roué de coups, sans rien lui voler, alors que les agressions de cette nature sont en fait statistiquement assez rares.

J’ai aussi une amie, qui est très régulière et constante dans son travail professionnel dans une administration. Malheureusement pour elle, elle a gardé de son éducation et de sa jeunesse difficile l’idée qu’elle ne méritait pas d’évoluer professionnellement. Elle est toujours en queue des tableaux de notation et n’a jamais osé formuler de réclamation à ce sujet alors que d’autres, plus jeunes dans leur grade, bien moins méritants qu’elle, à force de manigances et de réclamations, avancent beaucoup plus vite. Ceci renforce son idée qu’elle a bien raison de penser qu’elle ne mérite pas d’avancement, elle en a la preuve : même ses patrons le pensent et le lui montrent en ne la récompensant pas.

La suite dans la revue n°37