Idris Lahore
psycho-anthropologue
Le champ de nos pensées
Il y a quelques jours, j’ai demandé à un ami psychiatre de vérifier quelques éléments concernant la puissance électrique du cerveau et du cœur. Comme toute activité, l’activité du cerveau et l’activité du cœur produisent des champs électriques et des champs magnétiques. Pour tous ceux qui, comme moi, n’y comprennent pas grand-chose, ceci signifie à peu près ceci : s’il se passe quelque chose dans mon cœur ou dans mon cerveau, c’est comme si des ondes partaient de là, avec une certaine puissance et jusqu’à une certaine distance. Si je pense (ressens) quelque chose, mes pensées (mes émotions) produisent un champ électromagnétique mesurable par les appareils de la science moderne. Ce champ s’étend à mes voisins : ils sont dans le champ de mon activité cérébrale et de mon activité cardiaque. Les personnes qui m’entourent, donc mes voisins ici dans cette salle, baignent dans le champ de ce que je pense et de ce que je ressens. D’un point de vue énergétique, nous baignons tous dans un grand champ où tout ce que nous pensons et ressentons se mélange.
La majorité des personnes présentes essaient de suivre le développement de la pensée que nous sommes en train d’étudier ensemble. Par conséquent, le champ de cette pensée devient relativement puissant, et c’est ce qui permet à certains d’entre nous - qui ne sont peut-être pas très rapides au niveau de la pensée, ou qui ne sont pas spécialement intellectuels - de comprendre des notions qu’ils ne comprendraient pas s’ils ne baignaient pas dans le champ de tous ceux qui sont présents ici. Ceci parce que nous sommes tous affectés par les pensées les plus puissantes qui se trouvent dans les lieux où nous nous trouvons. Ceci signifie que, dans votre vie, la ou les personnes avec qui vous pensez quelque chose n’est pas indifférent.
Le champ de nos émotions
Pour ce qui est de nos émotions, ceux qui font actuellement des recherches dans ce domaine savent que toutes les émotions que nous ressentons affectent le fonctionnement de notre cœur (pas seulement du cœur, mais en particulier du cœur). Cette influence elle aussi se mesure précisément avec certains appareils ; en fonction de l’émotion que nous avons, le champ qui se crée est d’une intensité plus ou moins élevée. Lorsque vous vous trouvez à côté de quelqu’un qui ne va pas bien, vous pouvez souvent le ressentir même si vous ne lui parlez pas et que vous ne connaissez pas son état : vous êtes dans son champ, quelque chose de lui se passe en vous. Plus on est sensible, plus on remarque ces phénomènes. Mais connaissez-vous la différence de puissance entre le champ électrique et magnétique du cerveau et le champ électrique et magnétique du cœur ? Nous allons demander à cet ami psychiatre ce qu’il pensait avant d’avoir vérifié les données que je lui demandais de vérifier…
Auditeur (psychiatre) : Comme le cerveau est pour moi une sorte d’usine électrique du corps, je me disais que ses champs électriques et magnétiques l’emporteraient sur ceux du cœur…
En réalité, le champ électrique créé par les émotions qui nous habitent, donc par l’activité de notre cœur, est entre 10 et 100 fois plus puissant que le champ électrique créé par l’activité de nos pensées et notre cerveau. Ensuite, lorsqu’on examine le champ magnétique créé par l’activité du cœur, la surprise est encore plus grande : le champ de forces de notre cœur, c’est-à-dire de notre monde émotionnel, est entre 100 et 1000, voire 2000 fois, plus puissant que le champ magnétique de nos pensées, de notre activité cérébrale. Etonnant, n’est-ce pas ?
La suite dans la revue n°36