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N°42 - La psychologie du non-conflit
Choisir l'harmonie
Comprendre les causes du conflit
afin de hisser les relations à un meilleur niveau
Pascale Ash
élève de Selim Aïssel
Quelques “perles de sagesse” glanées au fil des nombreux entretiens donnés par Selim Aïssel, fondateur de la Psycho-Anthropologie.
A savourer lentement...
Ne pas être en conflit avec l’autre, c’est aussi ne pas être en conflit en soi avec l’autre : d’où la nécessité d’exprimer ce qu’on pense, avec bienveillance mais fermement, au lieu d’accumuler la colère, par exemple, qui se refoule et explosera un jour. Etre ferme, bienveillant, droit, noble, ne pas manifester ses émotions négatives évite le conflit, et les autres rebondissent sur ce que vous leur offrez là. J’affirme ma situation, je ne l’impose pas, je dis à l’autre jusqu’où je veux aller, on trouve une solution : voilà ce qu’est la droiture, voilà ce qu’est le nonconflit. Si une conciliation est possible, allez-y. Si vous pouvez céder sur quelque chose sans devenir négatif, cédez. Tout cela est possible à une condition : que vous y travailliez.
Le conflit, il faut le résoudre aujourd’hui, cela a un effet sur les conflits passés et à venir. On ne peut travailler que dans le présent. Comprendre et appliquer agit sur le présent et sur le passé, et prépare le futur.
Trouvez une solution par rapport au conflit dans lequel vous vous trouvez et ensuite, assumez votre décision, quelle qu’elle soit.
Il est important de voir avec quelle facilité on entre dans le champ du conflit : quand, par exemple, quelqu’un ne nous apprécie pas, on se met facilement à ne pas l’apprécier non plus, à le rejeter, à le juger… alors qu’il faudrait entrer dans un autre champ non conflictuel, pacifique, amical, bienveillant…, un champ qui finit par s’imposer avec la plupart des gens quand on fait ce travail avec suffisamment d’authenticité et de persévérance. Si vous décidez d’aborder ainsi les personnes et les situations qui vous sont désagréables, vous permettez un changement, que vous pouvez observer avec curiosité. Pour continuer à évoluer, il est nécessaire de résoudre toutes ses relations conflictuelles. Dès que vous êtes en conflit, vous “péchez” contre l’unité, et il vous est impossible alors de retrouver votre propre unité intérieure, ce que vous êtes, vous.
Quand on n’a pas d’attentes, on est toujours agréablement surpris. L’attente crée toujours une pression, qui porte toujours en elle les germes d’un conflit futur.
Tous les conflits viennent du fait qu’il y en a un ou plus qui se prennent trop au sérieux. Dès que vous arrêtez de vous prendre au sérieux, vous ne pouvez plus vous disputer avec les gens.
Regardez quelqu’un dans les yeux suffisamment longtemps et vous tomberez dans les bras l’un de l’autre, même si vous êtes les pires ennemis, parce qu’une autre force vient à travers le regard. C’est pourquoi il y a des traditions de regards baissés, soumis... : pour permettre aux dominants de maintenir leur domination. Seuls ceux qui veulent vous soumettre vous demandent de regarder vers le bas. Le regard est d’une extrême importance : on pourrait faire des traitements uniquement à base du regard dans diverses directions.
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