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N°41 - Les énergies de la vie
L'énergie...
Frédéric Theismann
Qu’est-ce que l’énergie ?
En Occident, les définitions du mot “énergie” sont en lien avec l’action, la vitalité ou la force physique pour fournir un travail. Ce mot trouve son origine en Grèce et signifie la force en action. En Orient, l’énergie, plus connue chez nous sous les noms de Qi, Chi, Lung, ou encore Oya ou Prana, est généralement vécue comme la substance essentielle de l’univers. En Chine, l’idéogramme du Qi est construit par le mot “riz” surmonté du mot “vapeur”. Il contient l’idée de force nourricière, il est le souffle de la vie, mais englobe bien d’autres significations, tantôt esprit, tantôt fluide ou encore force psychologique intérieure… Le Qi se diversifie à l’infini. Rien que pour l’être humain, il en existe de très nombreux : Qi ancestral, Qi essentiel, Qi céleste, Qi terrestre, Qi nourricier, Qi défensif, Qi de l’Estomac, Qi du Foie (un par organe), Qi des émotions ou des humeurs, etc. Tous ces Qi cohabitent.
Même si les visions orientales et occidentales divergent, nous sommes tous d’accord sur la présence d’une force vitale.
Notre science n’a pas accumulé les milliers d’années d’observation et d’expérience acquises par ces traditions orientales. Pour aborder ce sujet, il nous faut adopter une vision élargie, nécessairement transdisciplinaire. Au-delà de la multitude des points de vue, nous devons encore nous demander si le regard humain est suffisant pour cerner un phénomène qui traverse tout l’univers et qui est présent partout. En effet, l’anthropocentrisme, cette façon qu’ont les humains de tout ramener à l’homme et à ce qu’il connaît déjà, entraîne une limitation évidente. Néanmoins, nous progressons dans les découvertes, mais, malgré tout, nous devons nous rappeler que la façon dont nous essayons de comprendre, dont nous posons les hypothèses de recherche, etc., tout ceci est basé sur notre vision limitée. William Shakespeare n’a pas manqué de nous le rappeler : “Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n’en rêve votre philosophie” (Hamlet). N’est-ce pas là déjà l’indication que l’Univers est habité de “choses” que nous ne pouvons percevoir et derrière lesquelles se cacheraient des formes d’énergie insoupçonnées ?