Et Dieu prit une côte...

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N°13 - Partenaire et ami(e)


Et Dieu prit une côte...


"L'Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme qui s'endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L'Eternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme."
(Genèse 2, 21-22)

Jocelyne Herz

Si l'on veut comprendre le sens de l'amour et de la sexualité, il faut remonter à l'époque décrite dans l'Ancien Testament comme étant celle de la séparation des sexes, lorsque d'un être humain androgyne, Dieu en fait deux autres, l'un de sexe masculin, l'autre de sexe féminin.

Les conséquences de la séparation des sexes

La différenciation des sexes a eu lieu à l'époque lémurienne. Jusque-là, l'homme était hermaphrodite, c’est-à-dire capable de se reproduire par lui-même. Il devint nécessaire, pour qu'il y ait reproduction, que deux êtres humains de sexe opposé s'unissent. L'une des conséquences en fut la naissance de la pensée. L'être humain n'utilisant plus que la moitié de ses forces de reproduction, l'autre moitié put être métamorphosée en forces de pensée, de conscience. Cette séparation des sexes est à l'origine des trois principales caractéristiques de la nature humaine : la pensée, puis la parole et la position debout. Un organisme capable de se reproduire lui-même est en quelque sorte immortel. Les êtres vivants élémentaires, comme les protozoaires ou le corail, sont capables de se reproduire perpétuellement et un résidu de cette force non sexuée existe chez tous les êtres vivants en tant que force de régénération : si on arrache une patte à un crabe, elle repousse. Chez l'être humain, cette capacité de se reproduire soi-même se retrouve dans le processus de cicatrisation. Lorsque deux sont nécessaires pour qu'il y ait reproduction, un élément de mort s'introduit : si l'un vient à manquer, l'autre ne peut pas se reproduire. La mort est née de la séparation des sexes, de même qu’un autre élément essentiel : l'attirance entre les sexes, l'amour entre l'homme et la femme. Cette forme d'amour n'existait pas auparavant. Pensée, parole, possibilité de la conscience individuelle et amour : c’est de la séparation des sexes que sont nées toutes les valeurs humaines les plus élevées. Mais ce principe a un corollaire : l'isolement. Parmi toutes les différences qui existent entre les êtres humains, une seule est insurmontable : la différence sexuelle ; une différence physique, éthérique et astrale entraînant une différence fondamentale dans la façon de percevoir et de ressentir le monde. Cet isolement va bien au-delà de l'homme et de la femme. Dans l'imagination biblique, la conséquence directe de la séparation des sexes est l'histoire du fruit défendu, symbole de sexualité. L'homme est chassé du paradis, privé du monde spirituel, séparé de son Créateur. La séparation des sexes a lieu avant le péché originel parce qu'elle en était la condition.

Le besoin d'un retour à l'unité primordiale

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Le chemin vers l'androgynie

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