SOMMAIRE
EDITO
Chers lecteurs,
Changer de niveau de conscience : une urgence.
Il y a urgence... urgence à changer quelque chose dans notre monde moderne. Nous avons compris que nous ne pouvons rien attendre de ceux qui nous dirigent, des banques, des pouvoirs de toutes sortes. Quel que soit le pays, aujourd’hui il y a urgence à retrouver un peu de pouvoir sur nos propres vies, nous ne pouvons compter que sur notre intelligence, celle du cœur, notre libre volonté de trouver la paix et de vivre en harmonie, avec nous-mêmes, avec les autres. Au-delà des événements extérieurs, ceux du présent, ceux à venir.
Dans ce numéro, nous avons voulu réagir et nous positionner clairement. Nous avons voulu dire qu’il nous reste un libre arbitre pour vivre à un meilleur niveau, dans la dignité et l’humanité, quels que soient les événements extérieurs. Nous voulons remettre en cause, d’un certain point de vue, cette croyance que "l’enfer, c’est les autres", ce qui est vrai... tant que je n’ai pas décidé que ce serait différent, tant que je n’ai pas compris qu’il existait un chemin de paix avec le monde, les autres, ces inconnus ! Cela dépend de moi, juste de moi. Si je veux bien renoncer à la souffrance, si je veux bien prendre la responsabilité de ma vie, de mes émotions, de mes besoins... Nous nous sommes amusés à élaborer un petit "précis" des relations humaines, pris au jeu de cette recherche qui pourrait ne jamais s’arrêter. D’abord, sortir de la confusion dans laquelle nous sommes embourbés, par éducation, par facilité, par habitude.
Mais vous apprécierez le dossier principal de ce numéro, consacré aux niveaux de conscience. L’immensité de la sagesse contenue dans l’article de Selim Aïssel sur ce sujet essentiel pour qui souhaite acquérir l’humanité, la compassion, la légèreté, la joie, l’Amour dans ses relations. Si nous voulons sortir vivants et indemnes de la situation mondiale actuelle, du matérialisme dans lequel nous nous enfonçons au risque de nous perdre. Vous partagerez certainement notre gratitude pour ce grand sage philosophe et spiritualiste, en découvrant cette simplicité d’un regard englobant les mécanismes du monde depuis son origine. En des mots si vrais et cohérents qu’il n’y a plus rien à ajouter ensuite. Il nous a paru important de traiter de sujets d’actualité, ceux qui fâchent : comme la relation de couples, dont une sur deux bat de l’aile dans nos pays paraît-il civilisés, notre relation à la différence, à ceux qui dérangent parce que non conformes, comme les "vieux", les "autres". Important pourquoi ? Justement, pour retrouver ce pouvoir qui nous revient de changer nos habitudes de comportement, de prendre conscience de nos limitations, de recontacter l’amour et le lien qui nourrissent dans la relation. Avec les très proches, mais aussi avec les "pas pareils" et les inconnus.
Plus qu’un état des lieux de nos misères affectives et émotionnelles quotidiennes, ce numéro propose des chemins à parcourir, des pistes à explorer, des réflexions à approfondir, des attitudes à expérimenter… bref, un temps pour se poser devant la glace, tranquillement. Sans le maquillage pour camoufler, sans la lumière qui met en valeur, sans les parfums pour faire oublier, sans se presser comme d’habitude pour ne pas prendre le risque d’apercevoir ce qui serait très gênant...
Nous vous invitons à lire ce numéro dans cette attitude, en vérité avec vous-mêmes, comme vous feriez un bilan personnel de votre vie quotidienne, de vos rapports avec les autres. J’ai le souvenir ému de la conférence où Jean-Marie Pelt posait cette question : "Et si l’on s’aimait vraiment ?". Emue, car il y avait dans l’interrogation elle-même tant d’authenticité, d’humilité, de volonté d’aimer encore plus et mieux ! Vous retrouverez son discours dans ce numéro, un questionnement éternel à renouveler tous les jours.
- Qu’est-ce que j’ai bien fait aujourd’hui ?
- Qu’est-ce que j’ai fait de bien aujourd’hui ?
- Qu’est-ce que j’ai fait, que j’aurais pu mieux faire ?
- Qu’est-ce que je n’ai pas fait que j’aurais dû faire ?
- Qu’est-ce que j’ai fait, que j’aurais pu éviter ?
- Qu’est-ce que je peux faire demain ?
Avec beaucoup de chaleur pour vous, lecteurs occasionnels ou fidèles du premier jour,
Coline d’Aubret