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N°38 - Spécial 10 ans de croissance personnelle... et spirituelle
Rika Zaraï
Interview Coline d’Aubret
Une femme passionnée au service de l’amour
Je crois en l’homme
J’ai de vous l’image de la passion, de quelqu’un qui sait se défendre dans des moments difficiles… mais je vous laisse la liberté de parler de ce qui vous importe le plus dans la vie…
Je confirme que je suis une passionnée, en effet. Ma conviction de base est que nous sommes nés bons, que nous sommes capables de bonté, capables d’idées et d’actions positives. Nous sommes cabossés par nos parents et par la vie et c’est ce qui nous empêche d’être ce que nous étions programmés d’être au départ, mais je crois en l’homme d’une façon inébranlable, même quand je vois les pires criminels. Pour moi, Hitler enfant était destiné à être quelqu’un d’aimant et aimable, mais les circonstances l’ont transformé en monstre, et j’ai le même sentiment envers tous les tyrans qui ont martyrisé des millions d’hommes, Staline, Ceausescu… Leur exemple n’ébranle pas ma confiance première en l’homme. L’homme, par sa construction, par sa nature, est né pour l’amour. Quand il reçoit suffisamment d’amour, pas un amour étouffant, pas un amour étranglant, mais un amour suffisant pour donner la confiance et construire le nouvel être humain, l’enfant - sauf cas vraiment exceptionnel - ne se tournera pas vers la violence, ne se tournera pas vers le mal-être, ni vers le mépris des autres.
Je ne sais pas si c’est une croyance vaine…Malgré tout ce que la vie m’a montré, je continue à croire qu’au départ, nous sommes bons. Voilà pourquoi je suis une passionnée, je veux aider les gens à retrouver ce qu’il y a de bon en eux, que ce soit par la médecine naturelle, par un mode de vie plus naturel, par une attention aimante, par des relations saines entre les êtres. Je crois au but final, je crois aux résultats de telles actions. La vie est très difficile et si on veut obtenir quelque chose, il faut beaucoup d’énergie, de passion, de persévérance, qui que l’on soit. Il n’y a pas d’école pour apprendre à devenir des parents et des êtres vraiment humains, chacun doit chercher sa route… et la trouve plus ou moins. Et il y faut beaucoup d’amour et beaucoup de passion ! Ayant été une enfant avec des relations très difficiles avec ma mère, étant mère avec des relations parfois très difficiles avec ma fille, je sais que si on n’y met pas énormément d’efforts, énormément d’amour, énormément de passion, on n’y arrive pas. C’est vrai pour tous les métiers, et pas uniquement celui de parents, c’est vrai pour tout ce qu’on fait dans la vie.
La suite dans la revue n°38